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Devolder
"Pour gagner le Tour des Flandres, il faut faire la course en tête dès le Vieux-Quarémont. C'est ce que j'ai fait, aidé par les circonstances de course. J'ai douté de mes capacités après le Bosberg. J'entendais que ça revenait derrière mais mes jambes ont tenu jusqu'au bout. Depuis mon titre de champion de Belgique, je suis plus mûr, moins nerveux en course et certainement plus sûr de moi tactiquement. Mais dans une semaine à Roubaix, c'est Tom Boonen qui sera l'homme à battre s'il a les mêmes jambes qu'au Ronde."

Tom Boonen : «J'avais les jambes pour gagner. Mais la tactique de course ne m'a pas permis de le démontrer. Je suis très heureux pour Stijn qui a fait un grand numéro. Et très heureux aussi pour l'équipe. Quick Step a fait une course splendide. Avec Barredo et Wijnants, nous avons fait un travail extraordinaire après le Koppenberg. Devolder devait ensuite me servir de rampe de lancement mais les circonstances de la course ont modifié ce scénario».

Sylvain Chavanel : «Quelle course extraordinaire ! Ce public tout le long du parcours, c'est vraiment magnifique. C'est sûr, je reviendrai car je suis désormais définitivement convaincu que je pourrai y faire un truc. Aujourd'hui, j'étais bien mais dans le final, j'ai tout de même senti que d'autres avaient de meilleures jambes. J'ai laissé un peu d'énergie dans le Koppenberg. Dans le Mur de Grammont, j'ai anticipé pour Nick (Nuyens). Je l'ai aidé avec mes moyens et je suis très content, pour moi, pour lui et pour l'équipe, de sa belle deuxième place».

Nick Nuyens : «J'éprouve de la fierté mais aussi des regrets. J'ai démontré que je faisais partie des meilleurs et je suis très satisfait de la prestation. Mais la deuxième place, c'est la plus mauvaise. Je termine deuxième, cela signifie que j'avais les capacités de gagner».

Juan Antonio Flecha : «Il ne suffit pas d'avoir les meilleures jambes, il faut s'en servir au meilleur moment. Ce que je n'ai pas fait aujourd'hui puisque le résultat démontre que j'ai lancé la poursuite (de Devolder) trop tard. Cela dit, Stijn mérite son succès car ce qu'il a fait, c'est très fort. Attaquer à 30 bornes du but et être capable de tenir après avoir fourni beaucoup d'efforts auparavant, c'est vraiment costaud».

Alessandro Ballan : «C'est la course ! Dans l'échappée, Devolder a suivi pendant 15 kilomètres. Puis, il est sorti quand on a été repris. Dommage que l'équipe Liquigas ait roulé derrière nous. Mais, à leur place, j'aurais fait la même chose. Devolder devant, tout le monde s'est regardé

Filippo Pozzato : «Je n'avais pas les jambes pour faire la différence. J'étais avec les meilleurs mais dans une course comme "le Ronde", il faut quelque chose en plus pour gagner, ce que Devolder avait. J'ai souffert du froid, mais ce n'est pas une excuse. Quick Step a fait une grande course. Je ne pouvais pas changer la course, mais simplement la subir, gérer en espérant un sprint».

Fabian Cancellara : «Ce n'était pas mon jour. Je n'avais pas les mêmes sensations qu'à Milan-San Remo. Tout le monde me regardait, attendait que ce soit moi qui fasse les efforts. En plus, l'équipe a connu son lot de malchance. On ne peut pas tout gagner. Il y a encore Paris-Roubaix dimanche prochain.»

Marc Madiot : «On ne peut pas réussir à chaque coup. Il a manqué à Philippe un petit quelque chose dans le Mur (de Grammont). C'est là que ça s'est joué. Il était un peu en dessous de ce qu'il espérait.»

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# Posté le samedi 05 avril 2008 07:42
Modifié le vendredi 18 avril 2008 07:17

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